Le changement, ce signal faible lancinant

Dans la vie d’un dirigeant régie par la complexité, il y a des signaux forts — la crise, la perte d’un client majeur, une rupture entre associés, un marché qui bascule — et puis il y a les signaux faibles qui résonnent comme des acouphènes et ne font pas de bruit à l’extérieur mais nous prennent la tête — Peut-être : un tiraillement, une perte d’énergie, une lassitude, une impression diffuse qu’un cycle touche à sa fin sans que le suivant soit encore clair.
Au quotidien, le rationalisme prend la main, et j’entends souvent : « Ça va » ou « Ça va aller, je gère. ». Et pourtant, quelque chose en vous sait très bien que le moment est venu d’aller vers du nouveau, renouveau. Se réinventer, pas pour tout bouleverser, mais pour oser un pas de plus vers une manière différente, soit, de diriger, de prendre vos décisions, d’innover, de vous positionner dans votre vie ou sur le marché.
Mais savoir et vouloir au fond de vous ne suffit pas à avancer différemment. Vous vous habituez à cet acouphène...
Résultat vous repoussez, niez, évitez, voir ignorez et vous
« refaites la même chose en vous attendant à un résultat différent »… Et la charge mentale, la lassitude et la fatigue deviennent
plus grandes pour maintenir le cap de l’ancien, comme une érosion discrète qui vous fragilise.
plus grandes pour maintenir le cap de l’ancien, comme une érosion discrète qui vous fragilise.

